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Source : Reuters |
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Le grand ayatollah Ali Sistani, personnalité modérée considérée comme la plus haute sommité chiite d'Irak, s'est vu remettre vendredi les clés du mausolée d'Ali, à Nadjaf, où sont retranchés depuis trois semaines des insurgés de l'armée du Mehdi, a rapporté vendredi la chaîne de télévision Al Arabia.
La chaîne a dit citer son correspondant sur place et ne donne pas davantage de précisions sur la situation.
C'est Sistani, revenu de Londres après avoir subi une opération du coeur, qui a obtenu un accord ces dernières heures, en vertu duquel des insurgés ont commencé vendredi matin à restituer leurs armes, répondant en cela à l'appel de leur chef, l'imam radical Moktada Sadr.
Des dizaines de milliers de pèlerins chiites irakiens ont convergé vendredi vers le sanctuaire de l'imam Ali après la conclusion de l'accord. Bon nombre de pèlerins, partisans de Sistani, ont été envahis par l'émotion au pied de la mosquée d'Ali, embrassant le mur d'enceinte et pleurant, avant que les insurgés ne les laissent entrer à l'intérieur du complexe.
Un point de collecte d'armes a été mis sur pied à proximité du sanctuaire, après l'ordre donné par haut-parleurs par une voix parlant au nom de Moktada Sadr. Des dizaines de miliciens chiites troquaient leur tenue militaire noire contre des vêtements civils.
On ignorait cependant pour l'instant si Sadr donnait pour instruction à ses miliciens de l'Armée du Mehdi de quitter pour de bon la mosquée, conformément à ce que prévoit l'accord. Certains miliciens brandissaient encore leurs kalachnikov et leurs roquettes RPG.
Jeudi soir, l'ayatollah Sistani avait persuadé Sadr d'accepter un accord mettant fin à l'insurrection à Nadjaf. Agé de 73 ans, Sistani, est rentré en Irak après une brève convalescence et s'est rendu à Nadjaf pour hâter la conclusion d'un accord.
Le gouvernement intérimaire irakien a dit avoir accepté l'accord, en vertu duquel les miliciens de Sadr devaient avoir quitté le sanctuaire de l'imam Ali vendredi à 10h00 locales (06h00 GMT). L'accord stipule aussi que les forces américaines se retirent de la ville. Nadjaf est appelé à devenir une zone démilitarisée, et le gouvernement versera des indemnisations aux victimes des combats.
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