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Source : AFP |
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Même s'il reste favori, le président afghan Hamid Karzaï affronte un scrutin présidentiel le 9 octobre plus difficile que prévu, face à une coalition qui se dessine de puissants chefs de guerre jouissant de larges soutiens ethniques.
Des dix-sept candidats inscrits face au président intérimaire sortant pour cette première élection présidentielle de l'histoire de l'Afghanistan, le Tadjik Yunus Qanooni, inattendu candidat de dernière minute, émerge comme le principal adversaire du Pachtoune Karzaï.
Ministre de l'Education jusqu'à l'annonce de sa candidature, Qanooni bénéficie du soutien de plusieurs barons du gouvernement, tels le puissant ministre de la Défense Mohammed Qasim Fahim et le ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, tous issus de l'Alliance du Nord, la coalition à majorité tadjike qui a succédé au pouvoir aux talibans.
Marchandages, tractations et retraits de candidatures sont encore possibles durant les deux prochains mois, mais si tous les candidats se maintenaient, l'éparpillement des votes pourrait forcer un second tour, dans des conditions matérielles qui n'ont pas encore été clairement définies par les Nations unies, en charge de l'organisation du scrutin.
"L'image d'un président Karzaï archi-favori, qui ne nécessitait qu'un vote de principe pour légitimer son pouvoir, a vécu", estimait Andrew Wilder, directeur de l'Afghanistan Research and Evaluation Unit (AREU).
"La lutte va être difficile et la perspective d'un second tour est très réelle", a-t-il affirmé à l'AFP.
Avec un scrutin qui se dessine sur des bases ethniques, Karzaï, Pachtoune originaire de Kandahar, la grande ville du sud afghan, part défavorisé: le sud de l'Afghanistan reste le terrain d'action privilégié des ex-talibans et l'inscription des électeurs n'y a pas atteint les records enregistrés dans le nord du pays. |