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Source : AFP |
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Un photographe a été frappé et son objectif cassé par un policier lors d'une intervention des forces de l'ordre pendant la manifestation régionale des viticulteurs qui avait dégénéré mercredi à Montpellier, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
Ce journaliste du quotidien L'Hérault du Jour, l'édition locale de la Marseillaise, a été pris à partie par un membre du service d'intervention du commissariat de Montpellier, au milieu des échauffourées opposant les forces de l'ordre aux manifestants.
"Cet incident regrettable s'est déroulé dans le feu de l'action alors qu'une charge était effectuée par les policiers qui avaient reçu des jets de pierre. Evidemment, ce journaliste, que nous connaissons bien et avec lequel nous n'avons aucun problème, n'était pas visé", a déclaré à l'AFP le commissaire Joël Guesnot, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP).
Le photographe, qui n'arborait pas de brassard et portait un masque à gaz comme certains manifestants virulents, a été confondu avec l'un d'entre eux, selon lui.
Les dégâts matériels seront remboursés par la police qui doit organiser une rencontre avec la presse afin d'éviter ce type d'incident à l'avenir, a précisé M. Guesnot.
Le journaliste, qui a eu la lèvre fendue et quelques contusions, a indiqué avoir reçu des excuses de la part de la police.
De son côté, le club de la presse de Montpellier, selon lequel un second photographe a vu son matériel abîmé par les forces de l'ordre, a dénoncé cette "violence policière" et demandé l'"ouverture d'une enquête". Le délégué régional de Reporters sans frontières (RSF) a également saisi son bureau national. |