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Source : Reuters |
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La présidente de la chambre de l'instruction de Paris a repoussé mercredi la demande de remise en liberté déposée en référé pour les quatre Français rapatriés le 27 juillet du camp de prisonniers de Guantanamo et écroués depuis dimanche en France.
La présidente, Monique Radenne, a suivi le parquet général qui s'était prononcé pour leur maintien en détention, invoquant des "risques de fuite, de trouble à l'ordre public, de concertation entre les suspects et de réitération des infractions".
Le dossier n'est cependant pas refermé. Après cette procédure en urgence, où la liberté n'est accordée qu'en cas d'erreur ou d'abus manifeste, le dossier sera réexaminé de manière approfondie lundi prochain par la formation collégiale de la chambre de l'instruction, composée de trois magistrats.
Après leur retour du camp de prisonniers de la base américaine de Cuba, Mourad Benchellali, Nizar Sassi, Brahim Yadel et Imad Kanouni, capturés en 2001 et 2002 en Afghanistan par l'armée américaine, ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et placés en détention pendant le week-end.
La justice les poursuit pour leurs séjours en Afghanistan en 2000 et 2001. Mourad Benchellali, Nizar Sassi, Brahim Yadel, âgés de 23 à 33 ans, ont reconnu s'être entraînés au maniement des armes dans des camps d'islamistes radicaux.
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