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Source : Reuters |
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L'Union européenne a accouché dans la douleur vendredi d'une Constitution dont la vie risque d'être abrégée par un accident de ratification dans l'un des 25 pays où des référendums seront organisés, comme le Royaume-Uni.
Les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Cinq n'ont pas boudé leur plaisir à l'issue du sommet de Bruxelles, même s'ils n'ont pu pour l'instant se mettre d'accord sur le nom du successeur de Romano Prodi à la tête de la Commission en raison de vetos croisés contre les différents candidats en présence.
Après le fiasco de décembre dernier, qui avait plongé l'Union dans l'incertitude, l'heure était à la célébration.
"C'est un grand résultat pour l'Europe, c'est un grand résultat pour tous les Européens", a déclaré le Premier ministre irlandais Bertie Ahern qui, à son poste de président de l'UE, a réussi là où Silvio Berlusconi avait échoué il y a six mois.
Le président de la Commission européenne, Romano Prodi, a estimé que ce texte ferait faire à l'UE un bond de géant.
"La Constitution, c'est l'essence de l'unité politique," a-t-il expliqué à l'issue des deux jours de négociation.
Pour le président du gouvernement espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, la comparaison fut de nature historique.
Même les Polonais, les plus réticents à accepter un texte contre lequel ils se sont battus, ont sablé le champagne après avoir mené un dernier - et vain - baroud d'honneur pour obtenir une référence à Dieu dans le préambule du texte.
Mais le jugement le plus attendu était celui du "père" de cette Constitution, Valéry Giscard d'Estaing, qui a présidé la Convention européenne dont est issu le texte approuvé.
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