Maroc : Mohammed VI réaffirme sa souveraineté sur les enclaves du nord du pays
Ibrahim KARCHE
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Il attend de l’Espagne une définition claire du type de relations entre leurs deux pays.
La célébration de la fête du trône a été marquée par l’intervention du souverain chérifien, Mohammed VI lors d’une allocution télévisée prononcée à Tanger. Il a évoqué non seulement l’île de Leila, mais ausis Ceuta et Melilla.
Le choix du roi Mohammed VI pour prononcer son discours du trône n’est pas anodin, la ville de Tanger est située à une cinquantaine de kilomètres de l’île de Leila. Il n’a pas mâché ses mots, il a dénoncé l’agression armée du gouvernement espagnol et souligné que ce rocher qui est situé à moins de deux cents mètres des côtes marocaines a toujours fait partie intégrante du royaume chérifien. Pour le souverain marocain son statut est consolidé par les faits juridiques et géographiques ou encore les instruments juridiques de référence. Mohammed VI a également souligné avec insistance la souveraineté du Maroc sur les enclaves de Ceuta et Melilla, autre pomme de discorde entre Rabat et Madrid. Ces deux îles sont sous contrôle espagnol. Le souverain chérifien a regretté que l’Espagne n’ait pas répondu favorablement à une proposition de son père le roi Hassan II qui préconisait la mise sur pied d’une cellule de réflexion maroco-espagnole pour discuter de la situation de ces enclaves. Madrid n’a jamais voulu aborder ce sujet. A propos du Sahara occidental Mohammed VI a encore affirmé qu’à ses yeux il n’était pas question de partition. A Madrid cependant le ministère espagnol des Affaires étrangères a fait plutôt une lecture conciliante de ce discours du roi du Maroc. Il n’y a rien de neuf à estimé un porte-parole du ministère. L’Espagne a trouvé positif ce qu’il interprète comme le désir de revenir à la situation antérieure, le rejet de tout escalade afin de promouvoir la paix et la stabilité. Tous les problèmes doivent être débattus, affirme le porte-parole du ministère espagnol des Affaires étrangères dans un dialogue franc. Selon les autorités espagnoles il est hors de question d’accepter de discuter de la souveraineté de Madrid sur les enclaves de Ceuta et de Melilla.