| L’arrière-pays et ses problèmes |
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Salles de classe et équipements didactiques parfois… absents.
Alors que la rentrée des classes arrive bientôt, les problèmes d’infrastructures et d’équipements se posent avec plus ou moins d’acuité pour la plupart des établissements scolaires. Cependant, ils apparaissent encore davantage saillants dans de nombreuses écoles des villages et des bourgades éloignés des centres urbains, communément appelés, avec une pointe d’humour abusivement péjoratif, " écoles de brousse ". Il serait fastidieux d’en dresser une longue liste qui, au demeurant, pourrait se révéler peu exhaustive ou incomplète. Dans l’ensemble toutefois, les problèmes évoqués sont relatifs aux salles de classe, à l’équipement pédagogique et au matériel didactique.
Les efforts continus de l’Etat pour la construction des salles de classe à travers le pays, y compris dans le monde rural où réside la majorité de la population camerounaise, sont notoires. Mais, compte tenu de l’accroissement progressif de la population scolaire, ces efforts ne comblent pas la forte demande. Il existe encore des villages et des hameaux dans toutes les provinces, où les écoliers d’un cycle primaire complet sont agglutinés dans une ou deux salles de classe construites en matériaux provisoires. Dans quelques cas, de plus en plus rares, l’école se fait encore en plein air ou sous l’arbre, au sens premier du terme. La détérioration des infrastructures existantes, due tantôt à l’abandon durant la période des vacances, tantôt au vandalisme, aggrave les carences observées dans certains villages. Elle hypothèque ainsi une rentrée scolaire souhaitée viable partout.
Les collectivités locales décentralisées, à l’instar des communes et les communautés villageoises, tout comme certaines élites, des ONG et la coopération internationale apportent un concours précieux, aux côtés de l’Etat, pour la construction des infrastructures et l’acquisition des équipements scolaires dans le monde rural, partout à travers le pays. Les exemples sont multiples et variés dans toutes les provinces, illustrant cette forme d’engagement en faveur de l’éducation des jeunes Camerounais. Nous avons pu l’observer et le constater à l’occasion d’une tournée dans certaines communes des provinces du Nord et de l’Extrême Nord. Pour préparer la prochaine rentrée scolaire, le maire RDPC de la commune rurale de Garoua, Hayatou Baka, a fait fabriquer 160 tables bancs destinés aux trois écoles les plus démunies. Aux côtés des autorités administratives et avec les conseillers, il mène une campagne de sensibilisation pour l’inscription des enfants dans les écoles primaires. La commune apportera aussi une aide pour les fournitures scolaires dans les éc
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