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Source : AP |
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La formation et le déploiement de pilotes armés sur les vols commerciaux américains a beau augmenter, des partisans du programme accusent l'administration Bush de ne pas faciliter l'introduction des armes dans la cabine de pilotage.
Les pilotes qui observent le programme fédéral lancé en avril 2003 estiment qu'en deux ans, entre 4.000 et 4.500 pilotes ont été formés, un chiffre qui est le triple de l'an dernier. Mais ce n'est qu'une infime partie des 95.000 pilotes qu'emploient les compagnies aériennes américaines.
David Mackett, président de l'Alliance pour la sécurité des pilotes de l'air (APSA), un groupe qui milite pour que les pilotes puissent être armés dans le cockpit, affirme que des dizaines de milliers d'entre eux sont intéressés par ce programme.
"Nous avons un programme pour l'armement des pilotes qui arme très peu de pilotes", explique David Mackett, qui ne s'est lui-même pas inscrit, dénonçant la gestion du programme. Il accuse l'administration fédérale chargée des transports (TSA) de faire traîner les choses parce qu'elle n'a jamais été favorable au programme.
La TSA affirme pourtant former une centaine de pilotes chaque semaine. Selon un porte-parole, Mark Hatfield, les procédures ont même été modifiées pour accélérer le rythme de formation.
La TSA, d'abord hostile au projet d'armer les pilotes, qu'elle considérait dangereux et inutile au vu des mesures de sécurité prises depuis le 11 septembre 2001, avait dû accepter de mettre en oeuvre le programme voulu par le Congrès américain.
L'administration Bush, qui a prévu de consacrer 25,3 millions de dollars en 2005 pour la formation des pilotes, compte augmenter cette somme de sept millions de dollars en 2006.
L'APSA dénonce le temps, "entre deux mois et un an", qui sépare la la candidature de l'obtention de l'autorisation pour emmener une arme dans le cockpit, ainsi que les tests psychologiques imposés aux volontaires par le gouvernement. Selon David Mackett, de tels tests sont inutiles, parce que les pilotes de ligne les ont déjà subis pour entrer dans la compagnie où ils travaillent.
"Ces tests, y compris les test psychologiques sont destinés à nous assurer que nous avons les candidats les plus aptes", répond Mark Hatfield, le porte-parole de la TSA, qui explique qu'en cas d'agression, un pilote doit être capable de répliquer tout en continuant à piloter.
La Fédération des associations de pilotes de l'air (CAPA) dénonce quant à elle les restrictions imposées aux pilotes, qui doivent laisser l'arme dans une boîte fermée quand ils ne sont pas dans le cockpit, et la laisser dans la soute quand ils ne pilotent pas. "Ce n'est pas très malin", argumente le président de la CAPA John Safle, pour qui les risques de perte ou de vol sont réels.
Grâce à leurs appuis au Congrès, des pilotes vont tenter de nouveau cette année de faire adopter une loi pour accélerer le programme de formation des pilotes
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